28 spécialités culinaires bretonnes

galette de blé noir garnie de coquilles saint jacques dans une crêperie

Quand on pense “gastronomie bretonne”, on pense forcément crêpes. Et c’est vrai, les Bretons sont des mangeurs de crêpes. Mais les spécialités culinaires de Bretagne ne s’arrêtent pas à ça, loin de là ! Voici une liste non exhaustive pour vous remplir l’estomac avec délectation.

Les incontournables

Commençons par enfoncer des portes ouvertes avec les incontournables de la gastronomie bretonne.

Les crêpes de froment

La crêpe est un symbole de la Bretagne, et même de la France tant elle est appréciée. Beurre-sucre, au chocolat, flambée, avec des fruits dedans ou une boule de glace dessus… il existe tellement de variations autour de ce dessert qu’il est impossible d’avoir tout essayé. Et vous, c’est quoi votre préférée ?

crêpe soulevée d'un billig

Les galettes de sarrasin

Version souvent salée de la crêpe, la galette est faite à partir de farine de sarrasin, aussi appelé blé noir, qui n’est pas une céréale et la rend donc conforme au régime sans gluten. En dehors de la classique “complète”, elle peut être garnie de produits locaux version terre comme celle à l’andouille de Guéméné, version mer avec la poireaux – noix de St Jacques, mais aussi végétarienne ou sucrée en dessert. Laissez libre cours à vos idées, elle se marie avec tout, ce qui en fait un plat adapté à tous les goûts !

Le far breton

part de gâteau coupée dans le plat

Autre dessert incontournable, le far aux pruneaux (ou aux pommes) est une sorte de flan. La base ressemble à une pâte à crêpes moins liquide dans laquelle on plonge les fruits avant de passer le tout au four. On aime tellement qu’on a décidé de partager avec vous notre recette, qui fait l’unanimité.

Le kouign amann

Spécialité de Douarnenez, kouign amann signifie “gâteau au beurre”. J’avais répondu à une amie qui m’avait demandé comment ça se pâtissait qu’il fallait prendre une motte de beurre, ajouter une bonne dose de sucre, une pincée de farine, et rouler le tout. Ca l’avait fait bien rire mais si les ingrédients sont proches de ces proportions, il faut le coup de main pour maîtriser la technique du feuilletage et obtenir un vrai bon kouign amann. Disponible de manière plus moderne comme à la portion avec les kouignettes, on peut même en trouver des déclinaisons originales comme celle au sarrasin de la pâtisserie Une Idée de Dessert à la Forêt-Fouesnant (mon préféré car le sarrasin atténue l’effet gras).

Les spécialités bretonnes salées

La galette-saucisse

saucisse enroulée dans une galette de sarrasin

Version rennaise du hot-dog, la galette saucisse est le top du top de la cuisine sur le pouce. Très simple mais efficace, la recette originale comprend uniquement une saucisse grillée enveloppée dans une ou deux galettes. On la trouve aujourd’hui agrémentée de moutarde ou autres condiments qui font bondir les puristes.

A tester sur le marché des Lices à Rennes ou dans n’importe quelle fête bien organisée de Haute-Bretagne.

Le kig-ha-farz ou le pesk-ha-farz

Le kig-ha-farz est une sorte de pot-au-feu dans lequel on fait cuire une boule de pâte de sarrasin disposée dans un petit sac.

Le pesk-ha-farz est la déclinaison de ce plat avec du poisson, des fruits de mer, sans oublier un morceau de saucisse et de lard. Une version terre-mer qui remplit bien le ventre !

L’andouille de Guéméné

L’odeur m’a toujours fait fuir le plus loin possible, mais l’andouille de Guéméné est très appréciée dans mon entourage. Produite dans le Morbihan, les amateurs de charcuterie peuvent la déguster accompagnée de pommes de terre ou dans une galette, par exemple.

Le pâté Hénaff

Si je n’en mange plus, végétarisme oblige, le pâté Hénaff a bercé mon enfance. Pas un pique-nique digne de ce nom sans un peu de ce pâté de porc étalé sur un bout de pain bien frais ! Très pratique à transporter dans sa boîte de conserve, le pâté Hénaff est une institution depuis plus de 100 ans.

Aujourd’hui, l’entreprise se diversifie de plus en plus et propose des produits terre et mer, voire sans viande pour mon plus grand plaisir. Un must pour l’apéro !

Les cocos de Paimpol

Les cocos de Paimpol sont de gros haricots blancs d’appellation d’origine protégée (AOP). On peut les manger chauds avec de la tomate et des herbes aromatiques ou froids en salade.

La cotriade

Terme breton, la cotriade est une soupe de poisson originaire du Morbihan.

L’huître de Cancale

Cancale, ville proche de Saint-Malo tournée vers la baie du Mont-Saint-Michel, abrite de nombreux parcs ostréicoles. Ils produisent des huîtres creuses et plates réputées, au point que l’élevage des huîtres de Cancale est inscrit à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel. Vous pouvez donc venir sans crainte prendre votre shot d’iode !

huitres ouvertes sur une assiettes avec des morceaux de citron

La coquille Saint-Jacques

Ramassée entre novembre et mars dans la baie de Saint-Brieuc, la coquille Saint-Jacques locale a pour particularité de ne pas avoir de corail, cette langue orange distinctive qui permet de la différencier d’un seul coup d’œil de ses concurrentes plus banales comme les pétoncles pêchés dans des contrées lointaines.

tas de coquilles saint jacques juste pêchées

Le homard breton

Joli crustacé bleu, on peut trouver le homard européen sous les rochers des côtes bretonnes, lors d’une pêche à pied par exemple. Dans ce cas, respectez les tailles réglementaires avant de le sortir de son milieu. Mais vous en trouverez aussi dans toutes les poissonneries si vous souhaitez déguster sa chair délicate. Une fois cuit, il ressemble à son cousin américain, attention à ne pas confondre.

Les ormeaux

Les ormeaux sont à la fois comestibles et décoratifs. L’intérieur de leur coquille nacrée en fait de jolis bijoux arc-en-ciel ou des vide-poches. On peut la conserver après avoir extrait l’animal, ainsi rien ne se perd. L’ormeau se cuisine à la poêle, dans du beurre, un peu comme un steak qu’on aurait tabassé au préalable. En effet, le muscle qui lui sert à s’accrocher aux rochers a besoin d’être attendri avant de passer sous nos dents. C’est un mets peu connu et haut de gamme, qu’on peut trouver dans les grands restaurants, parfois à la poissonnerie, ou à la pêche à pied si vous êtes chanceux.

Les moules

Les moules sont des coquillages qui ont besoin de s’accrocher. On peut en trouver des sauvages sur les rochers. Dans le cas des moules qu’on achète, elles peuvent être “de bouchot” ou “de corde”. C’est la manière de les élever qui diffère. Les bouchots sont des poteaux plantés dans le sable, près des côtes. A marée basse, un tracteur va les récolter. C’est la méthode la plus répandue, notamment en baie de Saint-Brieuc ou en baie du Mont-Saint-Michel. Les cordes en revanche sont tendues en mer, plus au large, et nécessitent un bateau pour la récolte. Elles permettent d’obtenir des moules plus grosses au goût plus fin. Ces moules pleine mer sont très prisées, par exemple à Locquémeau en baie de Lannion.

moules cuites ouvertes

Les spécialités bretonnes sucrées

Le gâteau breton

Le gâteau breton est une pâtisserie qui ressemble à un gros sablé moelleux, bien rempli de beurre, avec une jolie croûte dorée. On peut le trouver nature mais aussi fourré à la crème de pruneaux ou à la confiture, ce qui le rend moins sec et permet de varier les plaisirs.

Le palet breton

Le palet breton est un biscuit sablé délicieux que l’on trouve souvent dans des boîtes de métal décorées, parfait à rapporter en souvenir. On peut le déguster en sirotant un café ou l’écraser pour servir de fond à un dessert.

La galette de Pont-Aven

Cousines du palet breton, les galettes de Pont-Aven sont aussi des biscuits ronds à savourer au goûter. Elles sont cependant moins épaisses et moins friables. On les trouve souvent ensemble dans le commerce.

Le chocard

Le chocard est un chausson aux pommes très local puisqu’on le trouve uniquement à Yffiniac (22) et seulement pendant la fête des chocards qui a lieu fin novembre (bon, on en trouve encore un peu début décembre). Une spécialité rare donc, mais qui vaut le détour si vous êtes dans la région de Saint-Brieuc à cette période-là et que vous adorez ce genre de pâtisserie.

Les Niniches

Non ce n’est pas l’ordre donné au chien pour qu’il se tienne tranquille ! Les niniches de Quiberon sauront au contraire exciter les petits et grands enfants par leur apport en sucre. Madeleine de Proust de nombreux vacanciers ces confiseries originaires de Quiberon se sont répandues tout le long de la côte Atlantique.

Le caramel au beurre salé

Parce qu’en Bretagne, le beurre doux est une hérésie, même le caramel est au beurre salé ! Du sucre fondu avec du beurre et de la crème fraîche, vous voilà prêts à déguster une confiserie ou à agrémenter n’importe quel dessert.

petite cuillère d'où coule du caramel au beurre salé dans un pot en verre

La gavotte ou crêpe-dentelle

Encore une erreur de cuisinière qui aboutit sur une création délicieuse ! Issue d’une crêpe trop cuite, la crêpe-dentelle est un biscuit très fin et croquant sous forme une petite crêpe enroulée plusieurs fois sur elle-même. Au départ accompagnement sucré qui se marie très bien au café, on trouve désormais des déclinaisons enrobées de chocolat ou fourrées au fromage pour l’apéritif.

Le gwell

Le gwell est un produit laitier fabriqué à partir du lait entier de vaches de la race bretonne “pie noire”. Ces petites vaches ont failli disparaitre, et le gwell avec elles.

Vous pouvez le manger un peu comme un fromage blanc ou un yaourt, même si ce ne sont pas des équivalents. C’est assez difficile d’en trouver mais vous pouvez ouvrir l’œil en vous rendant au marché.

pot de gwell dans une main devant une maison à colombages à Lannion

Les boissons

Le cidre breton

Le cidre est une boisson très répandue en Bretagne, concurrencée par son voisin normand. On avait d’ailleurs visité une cidrerie perrosienne pour découvrir ses secrets de fabrication. De préférence brut pour les “vrais”, on peut aussi le boire demi-sec ou doux si on préfère plus de sucre et moins d’alcool. Chaque producteur artisanal propose un cidre différent, en fonction des pommes utilisées et de son savoir-faire.

Le lambig

Le lambig est une eau-de-vie de pommes, distillée à partir du cidre dans un alambic (appareil dont il tient son nom). Similaire au calvados normand, elle est protégée par une AOC. Sa teneur en alcool est élevée, environ 40°.

Le chouchen

Proche de l’hydromel, le chouchenn est un alcool à base de miel. Ce n’est pas la boisson que l’on retrouve le plus souvent sur les tables des autochtones mais elle a ses afficionados… et l’opposé. Très sucrée, la seule façon de savoir si vous aimez est de goûter !

La godinette

fraises dans un saladier rempli de sucre et d'alcool

Cocktail à base de fraises, de muscadet et d’eau-de-vie, la godinette se boit très bien lors d’un apéritif estival. C’est un peu la sangria rennaise. Si vous voulez la préparer vous-même, vous trouverez des recettes sur Internet, mais sachez qu’il faut s’y prendre à l’avance pour que les fruits aient bien le temps de macérer.

Ci-contre, godinette en cours de préparation. Je n’ai pas eu le temps de photographier la boisson terminée, les convives se sont jetés dessus !

L’eau de Plancoët

On termine sagement avec une eau made in Bretagne. La petite ville costarmoricaine de Plancoët est dotée d’une eau minérale qu’elle exploite et vend sous forme plate et gazeuse. Peu connue hors des frontières, elle est pourtant souvent présente sur les tables de mariage des environs. Pensez-y la prochaine fois que vous aurez besoin d’acheter de l’eau !

Si vous pensez qu’on a oublié d’autres spécialités culinaires importantes, dites-le nous vite en commentaire ci-dessous !

Laisser un commentaire